Extrait – C’est la faute à Caubère

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Pour Marc, qui gère la page facebook « sur Caubère ».

Je vous livre un extrait du spectacle, le passage où cette phrase m’échappe: « c’est la faute à Caubère. »

(…)

– Tu parles de Caubère. C’est quoi? C’est qui? Pourquoi tu parle de Caubère?
– En fait, c’est de sa faute.
– C’est de sa faute. C’est de sa faute de quoi?
– En fait, j’ai commencé par faire le conservatoire, patatipatata, à Nancy, patatipatata et puis, comme j’ai fait le conservatoire, art dramatique, tout ça, je suis allée au conservatoire et j’ai dit « Tiens, je vais faire du théâtre. » Pour une histoire d’amour, un garçon, certainement. Je trouvais que j’étais une jeune fille, une jeune femme, enfin une fille, malheureuse, pleine de joie et je me suis dit, quand j’ai vu la vie, je vais faire du théâtre. J’ai vu ce que c’était, j’ai dit « c’est pour moi », « c’est fantastique, je serai fantastique » et très vite, tout de suite, j’ai pensé que de toute façon je serais la meilleure. Vu que j’avais cru comprendre que nous étions des milles et des cents à vouloir jouer et quand plus, par exemple, sur une échelle de 10, pour faire simple, il y a 9 femmes pour 1 homme qui veulent jouer et dans le répertoire, il y a 9 rôles d’homme pour 1 ou 2 rôles de femme. Oh pop pop pop pop, l’arithmétique était donc  un bon facteur de motivation pour être la meilleure. D’ailleurs, ça me bottait bien d’être la meilleure. Alors voilà, j’ai loupé le premier examen, avec « le gland et la citrouille » de Jean de la Fontaine mais ça c’est un détail, j’ai été reçu au deuxième examen, parce qu’on vous examine. Avec « l’amour et la folie », toujours de Jean de la Fontaine, c’est ce qui compte. Et puis naturellement, ah oui, c’est ce que je voulais dire, ils m’ont appris à parler, à marcher et à aller au théâtre. Vous savez, aller au théâtre comme spectateur. La première fois, c’était un truc, c’était vraiment, je ne sais pas d’où ça venait. Je ne sais pas qui c’était. C’était une femme qui se caressait sur scène. J’étais un peu jeune pour voir un porno en live et je me suis dit « si c’est ça le théâtre, j’en fais plus. » Et puis le temps que je réfléchisse, parce qu’au théâtre on vous apprend à réfléchir, je suis allée à Ludres. Oui, oui, je me rappelle du nom, c’est une ville dans l’est de la France. Il y avait une grande scène et sur cette scène il y avait un homme, et là, oh lallalallalala, si c’est ça le théâtre. L’homme racontait une histoire. Je ne sais plus laquelle.  ça s’appelait « la danse du Diable », « la danse du Diable ». Donc voilà quand je l’ai vu, j’ai dis « si c’est ça le théâtre, je vais faire du théâtre. » J’avais déjà commencé, mais je me suis dit « je vais continuer ». Donc, c’est de la faute à Caubère.
– Tu pourrais dire, grâce à lui.
– Non, aujourd’hui j’ai envie de dire « c’est de sa faute », je n’ai pas envie de dire, « grâce à lui ». C’est de la faute à Caubère.
– Ok, c’est de la faute à Caubère. Maintenant, il va falloir que tu écrives un spectacle.

(…)

Cet extrait n’est pas représentatif de tout le spectacle, mais c’est bien ma langue.
Je serais très heureuse de vous retrouver lors de cette représentation.

Très cordialement,

Marie-France Saint-Dizier

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