LES CONTES DU ÇA PERCÉ de Laurent Danon Boileau

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x200_5997_p0001025.001Chers lecteurs,

Pour notre premier joli rendez-vous de l’année, nous nous sommes attachés à la lecture des Contes du ça percé de Laurent Danon Boileau.

Nous partirons d’une des fontaines de la place André Malraux, pour arriver jusqu’à l’unique entrée de chez Angelina. Nous passerons par les colonnes de Buren où nous chercherons le petit canon*. nous continuerons à emprunter les jardins du Palais Royal pour rendre visite au Charmeur de serpent, au Pâtre, à la Chèvre et au Petit. Avant de nous éloigner du bâtiment de la Comédie Française, j’irai déposer un baiser sur les lèvres de Corneille – s’ils ne l’ont pas trop haut perché sur une stèle – et je lui glisserai quelques mots sur la saveur de l’eau. Nous passerons le Kiosque des Noctambules, et nous nous dirigerons vers l’une des petites pyramides du Louvre en choisissant de préférence comme point d’attache un des médaillons du méridien – Arago. À deux pas, nous emprunterons le passage Richelieu qui offre une certaine perspective sur des sculptures monumentales dont j’ai connu les noms. J’aimerais vous dire ou plutôt vous entendre insuffler un léger souffle de vie aux lignes de l’auteur, comme j’ai pu les vivre quelques années auparavant en contre bas, dans le dédale des salles. Nous ferons enfin quelques pas sur la place carrée et si vous avez trop trop froid, je vous dirai quelques mots de ceux qui se cachent sous les pavés. À ce moment là, nous aurons vraiment besoin d’un chocolat chaud et nous cavalerons vers les jardins des Tuileries, en faisant un détour improbable pour éviter le pire et nous conduire aux pieds d’une fleur de lys blanc, dont je ne sais même pas l’existence.

Les lecteurs seront Gaëlle, Vanessa, Najate, Aline, Karima, Valérie, Martine, Laurène, Hélène, Matthieu, Sophie et Marie.

Samedi 14 février 2015, départ à 14h00 pour une arrivée probable à 17h00.

Ceci est un premier travail sur ces textes, pour la suite je serai peut-être un peu plus sage et resterai à table, allez savoir.

*Le petit canon/Horas non numero nisi serenas/Je ne compte que les heures heureuses

Dernière mise au point, le parcours que je vous propose n’a aucun rapport avec les textes que nous allons lire. Il est fortuit. Si c’est bien le mot. Je vais quand même chercher. Attendez.

(Qui arrive ou paraît survenir par hasard : Une rencontre fortuite.)

Oui, c’est à peu près ça.

Je voulais surtout accompagner la lecture d’une sortie culturelle. Je pourrais dire aussi que c’est l’instinct, bien que je ne m’y fie pas tant que ça. Disons que je pense qu’il y a des phases philosophiques ou astronomiques ou définissant les arts qui pourraient expliquer ce choix. Mais moi toute seule comme ça avec la technologie moderne du vite fait bien fait, je ne peux pas tout expliquer.

Les textes seuls auraient pu suffire pour tout ce qu’il y a de culturel et de revigorant.

Même si l’homme nous a paru trop souvent un peu gris et la silhouette féminine un peu volatile, l’homme souffle par les nasaux et la femme est un peu frémissante. Oui quand même c’est un peu ça. Et là je me retrouve dans ma rencontre –fortuite- avec Monsieur Laurent Danon Boileau.

Et si je voulais la réponse à savoir pourquoi fortuit n’a pas toute sa place ici, il me faudrait travailler, travailler à chercher. Sortir un vieux rêve de derrière les fagots, où je tombais aux pieds d’un homme, avec une pile de paperasserie toute étalée par terre. Mais le rêve est un petit miroir, il ne me guide pas vraiment. Les anges ont la réponse. Mais les anges sont joueurs. De sérieux joueurs. Des Dieux enfants, les plus sévères, les protecteurs des arts en somme. Et ma foi, je ne sais pas si j’irai chercher les réponses qu’ils pourraient m’offrir. Je ne sais pas si c’est ma place.

 

Bon, pour revenir à vous chers lecteurs, si je voulais vous faire gambader, c’est que pour la plupart vous n’êtes jamais allés dans un musée à Paris. Je crois même que vous m’avez confié que vous ne distinguiez personne de cette multitude qui fourmille de partout. Sans parler que je vous ai dit qu’il fallait de temps en temps s’essayer à chausser leurs scandales, pantoufles, semelles à la gomme, escarpins, mocassins, bottes ou sabots sans oublier leurs pieds nus, pour appréhender d’un peu plus près leur colonne vertébrale. Et pour dire vrai, quand nous abordons des personnages, je dois beaucoup vous nourrir et je serai toujours plus pauvre à côté de ce monstre de ville que vous avez à portée de main. On peut s’illuminer l’esprit avec un rien, mais Paris ce n’est quand même pas rien.

Pour ma part, il me suffirait d’un arbre. Oui, peut-être que la prochaine lecture je la ferai comme ça, sous un arbre. Il y aura un peu de vent, des feuillages et des ombres qui viendront me brouiller les pistes en se fondant avec les lettres.

 

En attendant, couvrons nous bien, emmitouflons nous… ah oui, c’est vrai… la Saint Valentin, pas de veine. J’en appelle à Saint Honoré pour m’inventer qu’une date est une date. Que voulez-vous que je vous dise ? Les Anges sont pour certains des Amours et j’ai même lu que le commerce était un art.

 

Un dernier mot chers élèves, rappelez-vous qu’avec Les contes du ça percé, nous n’envisageons pas d’interprétation. Appliquons nous à la lecture.

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